Le Sous-Marin Jaune

Le Sous-Marin Jaune remonte de temps en temps à la surface pour dire tout haut ce que personne ne pense tout bas...
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  • In Manicouagan she sat and stared at the sea, stared at the sky

    Avoir des influences, c’est classe ou c’est pas classe ? Pour ceux qui n’aiment pas lire, voici ma réponse courte : ça dépend (en même temps, si vous n’aimez pas lire, qu’est-ce que vous pouvez bien foutre ici ?). Pour les autres je vous invite à lire la suite, forcément passionnante.

    Dans une autre vie, avant de rester à quai à Paris, le glorieux Sous-Marin Jaune voguait à travers le monde et son équipage très fourni comprenant un membre, la Vigie, dont la spécialité était de trouver des ressemblances, notamment entre certains morceaux. Quand il était de bonne humeur, il disait “oh, quelle belle influence !”. Mais c’était rare, la plupart du temps il se contentait d’un (sou)rire ironique et laissait le lecteur penser tout fort “oh, quelle copie infâme !”.

    De la même manière, aujourd’hui, les “influences” peuvent être utilisées dans les deux cas, soit pour justifier une amour inconditionnel (“The Organ ? J’adore, c’est carrément les Smiths, au féminin. Quel dommage qu’elles n’aient fait qu’un album…”), soit pour dénigrer une œuvre objectivement méprisable (“Pfff, Archimède, ce sont juste des sous Oasis, franchement c’est tout moisi…”).

    Grab That Gun, l'album parfait ?
    Comment ça mes exemples sont tronqués ? C’est ton point de vue, ça, lecteur mal intentionné.

    Bon, ok, peut-être. Mais du coup ça tombe bien, parce que j’ai justement un super exemple (tu l’avais pas vu venir, dis ? En fait, tu aurais pu le voir venir, si tu avais décodé l’obscur titre de ce post - mais en fait j’ai l’impression que t’aimes pas lire, je me trompe ?).

    Récemment, j’ai eu l’occasion d’écouter un album français qui a divisé mes amis mélomanes à cause de ses influences.
    Moi : “Wow c’est génial, c’est Johnny Marr à la guitare, Robert Smith à la production et Nicola Sirkis au chant !”. 
    Certains d’entre eux : “Beurk, c’est quoi cette voix ? Et puis y’en a marre du rétro, bordel…”. 

    Ce groupe, c’est Aline.

    Aline - Regarder le ciel

    Si vous relisez mon auto-citation à propos de cet album, vous aurez une idée assez précise de ce que ça peut donner. J’ajouterai que les mélodies, guitare et voix, sont très accrocheuses. Malgré la faiblesse (intentionnelle ?) des textes, cet album est depuis quelques jours celui que j’écoute le plus. Certes, cela ne durera peut-être pas, mais si je tiens jusqu’au prochain album, c’est gagné pour eux.

    Donc, en guise de conclusion, que peut-on répondre à la question de départ ? Il me semble que je viens de le démontrer : ça dépend…

    Ciccio

    • il y a 4 mois
    • #Aline
    • #The Smiths
    • #Indochine
    • #The Cure
    • #Robert Smith
    • #Johnny Marr
    • #Nicola Sirkis
    • #Oasis
    • #Archimède
  • Le Top 2012 des Albums pas écoutés par le Yéti

    Parce que je n’ai jamais été scientifique, j’ai décidé de prendre la tangente pour le traditionnel Top Albums de fin d’année et choisi de vous balancer un Top complètement saugrenu, à mon image: le Top 10 des albums que-je-n’ai-pas-écoutés-en-2012-mais-qui-j’en-suis-sur-m’auraient-plu !
    Je m’explique.

    Chaque année, c’est la même histoire: je dévore avec avidité les top albums de mes camarades, journaux et autres blogs amis, et je découvre des tonnes d’albums que je ne connais pas, dont je n’ai parfois même pas entendu parler. Et du coup, globalement, je passe tout le premier trimestre de l’année suivante à écouter ces albums et rattraper mon retard.

    Ainsi, je vous ai déjà parlé de Frank Ocean et Kendrick Lamar (finalement écoutés in extremis en 2012). Voici donc en exclu mon Top 10 des disques de 2012 que je ne connais ni d’Ève ni d’Adam (roulements de tambour).

    n°10: JAPANDROIDS - Celebration Rock.
    Parce que tous mes copains en parlent avec des trémolos dans la voix et que forcément ça doit être bien sinon mes copains ont des goûts de chiotte (ce qui n’est pas à exclure).

    n°9: ALT-J - An Awesome Wave.
    Parce que je suis un mouton et que je ne veux pas avoir l’air con si je croise un journaliste des Inrocks. Moi aussi j’ai trop kiffé cet album ! Waow, sa race.

    n°8: CONCRETE KNIVES - Be Your Own King
    Je garde un excellent souvenir de plusieurs singles de ce groupe normand. L’album, forcément pop, doit être très bon lui aussi. Clairement dans mes écoutes impératives de Janvier.

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    n°7: CHAIRLIFT - Something
    Alors là, le mystère. Comment ai je pu oublier d’écouter cet album ? Je faisais un puzzle ? Je m’étais assoupi devant Taggart ? Pfff… zéro excuse. Hop, 7eme du classement !

    n°6: NEIL YOUNG & CRAZY HORSE - Psychedelic Pill
    Neil n’a jamais fait parti de mon panthéon musical. J’ai écouté peu de ses albums. Mais j’y viens. Petit à petit et cela me plait. Donc cet album, très électrique, doit être bien.

    n°5: FATHER JOHN MISTY - Fear Fun
    Quoi ?? Le batteur des merveilleux Fleet Foxes a sorti un album et je ne l’ai pas écouté ? Je devais faire un puzzle avec Chairlift devant Taggart à ce moment là. (Résolution sur 2013: arrêter de faire des running jokes).

    n°4: ACTRESS - RIP
    Joseph Ghosn en a dit du bien sur son blog et moi, cela me suffit pour dire que c’est INÉVITABLEMENT un des disques de l’année 2012. Euh, mais sinon, faudrait quand même que j’écoute ce truc, pour voir si c’est audible.

    n°3: SWANS - The Seer
    QUOI ??? Ah non, j’ai dit que j’arrêtais.
    Swans, groupe dense et tellurique, auteur de l’excellent My Father Will Guide Me Up a Rope To The Sky, a sorti The Seer sur la fin d’année, pendant la dinde de Noël. Sur ce coup, c’est moi, la dinde, pour n’avoir toujours pas écouté la bête.

    n°2: THE SOFT PACK - Strapped
    Là je triche. J’ai écouté un morceau de cet album, Captain Ace, et c’est tellement dingue que l’album est forcément génial. Non ? M’en fous ! N° 2 !! AHAH !

    Et mon disque de l’année pas écouté pour 2012 est…


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    n°1 : WILD NOTHING - Nocturne
    Je cite Magic: “[un groupe] qui sait marier avec tant de dextérité tous les genres de la pop britannique menant de Echo And The Bunnymen à This Mortal Coil en passant par The Field Mice”.
    Deux de mes groupes préférés de tous les temps dans ma même phrase (Echo et les Field Mice)…!! C’est donc forcément sublime, c’est l’album de l’année 2012 qui écrase toute la concurrence, les doigts dans le nez.
    C’est fou le pouvoir des journalistes…

    Bonne année à tous.

    Le Yéti

    • il y a 4 mois
    • 3 notes
    • #Alt J
    • #Frank Ocean
    • #Japandroids
    • #Kendrick Lamar
    • #Swans
    • #The Concrete Knives
    • #Actress
    • #Chairlift
    • #Neil Young
    • #Father John Misty
    • #The Soft Pack
    • #Wild Nothing
  • Le top albums 2012 de Fantasio, naked

    Comme le dit Ciccio, c’est vraiment très intéressant de se pencher froidement sur ses pratiques d’écoute musicale.
    A tel point que j’ai même réussi à me sortir de ma torpeur bloguesque ou syndrome de la page web blanche.

    Je me suis donc prêté au même exercice que Ciccio avec des critères simplifiés et voici ce que cela donne. La bonne nouvelle, c’est déjà que contrairement à ce que je pensais, j’ai continué d’écouter de la musique en 2012.

    1. The Shins - Port of Morrow
    2. Calexico - Algiers
    3. Regina Spektor - What We Saw From The Cheap Seats
    4. Lescop - Lescop
    5. Jens Lekman - I know what love isn’t
    6. Mathieu Boogaerts - Mathieu Boogaerts
    7. Rover - Rover
    8. Mac DeMarco - 2
    9. Sebastien Tellier - My God is Blue
    10. C2C - Tetra

    Remarques : j’utilise de moins en moins iTunes au profit de Spotify et je ne donne pas de note à tous les disques que j’écoute, ce classement est donc celui des albums les plus écoutés, parmi les albums sortis en 2012, hors ré-éditions et compilations, hors écoutes de mes enfants…

    Que faut-il en penser ?
    D’abord, il y a la répartition suivante :
    - 50 % d’évidence fantasienne (The Shins, Calexico, évidemment…)
    Morrow
    - 30 % de surprises à ce niveau (Lescop ou Rover), avec des artistes plus forts en single qu’en album
    Lescop
    - 20 % de surprises à la limite du guilty pleasure : Sebastien Tellier ou C2C

    - Je n’aurais sans doute pas cité spontanément 40 % des noms du top scientifique dans un palmarès plus classique

    - 20 % du top en commun avec Ciccio, c’est REMARQUABLE, tout simplement. Tout ça avec des gouts supposés “douteux”.
    Je me demande ce qu’en pense l’intéressé.
    Calexico
    Pour compléter le top, je vous proposerais bien mon top des oldies écoutées en 2012.
    Enfin, une question me taraude : ai-je des albums en commun avec le top du Yéti ?
    La réponse est sans doute quelque part dans les entrailles du micro-ordinateur du Yéti.
    Fantasio
    • il y a 4 mois
    • #top 2012
    • #calexico
    • #shins
    • #regina spektor
  • Le top albums 2012 scientifique de Ciccio

    Pas la peine de râler, vous l’avez compris, il s’agit d’un énième top albums pour l’année qui se termine. La seule raison qui me pousse à le publier, outre la conviction intime que j’ai de détenir l’absolue vérité en matière de musique, ce qui, convenons-en, n’est pas étonnant puisque je côtoie deux matelots aux goûts plus que douteux, c’est la méthode que j’applique pour définir ce top, composé de 10 albums.

    Car, lorsque je compose un top 5 ou 10 de quoi que ce soit, ce qui me fout le plus la frousse, c’est de faire un oubli majeur. Même si les absents ont toujours tort, et que l’oubli d’un album signifierait de facto qu’il ne s’agit aucunement d’un album majeur, j’ai conçu au fil de mes années d’écoutes surveillées (iTunes + iPod, le tout relayé par Lastfm) une méthode de calcul de la qualité d’un album. Cette méthode n’en est qu’une de plus, tout comme ce top n’en est qu’un de plus, mais, comme l’a très bien dit George E.P. Box, Tous les systèmes sont faux, mais certains sont utiles.

    George E.P. Box
    L’utilité du mien, qui se veut scientifique donc impartial, c’est à la fois de garantir que je n’oublie pas un album que j’aurais pu beaucoup écouter au début de l’année puis oublier du fait des nombreuses écoutes que je m’impose en continu, mais également de garantir une égalité de traitement pour tous les albums.
    Mais, sans plus attendre, voici le discours sur la méthode. 

    Le Discours De La Méthode
    A chaque écoute d’un morceau, je lui attribue, par l’intermédiaire d’iTunes ou de mon iPod, une note allant de 3 (morceau agréable que je réécouterai avec plaisir) à 5 (morceau que j’ai besoin d’écouter plusieurs fois par jour et qui me rend totalement accro). Lorsque j’ai besoin de connaître la “note” d’un album, un rapide calcul me permet d’attribuer une note sur 10 (somme des étoiles / nombre de morceaux * 2) et de comparer les albums entre eux.
    Ensuite, pour un top de fin d’année, je vais également prendre en compte le nombre d’écoutes, en pondérant évidemment en fonction de la date de sortie (un album sorti en février aura potentiellement plus d’écoutes qu’un album sorti en novembre).

    Voici par exemple le nombre d’étoiles pour l’album de Jack White, Blunderbuss :

    Blunderbuss
    Oui, vous l’aurez compris, Blunderbuss est plutôt bien placé dans mon top 10, puisqu’il obtient la note sensationnelle de 8/10 ! Allez, je sens que j’en ai assez dit, place à présent aux faits.


    Top albums 2012 de Ciccio

    10. Gonzales - Solo Piano II
    9. Mathieu Boogaerts - Mathieu Boogaerts
    8. Howlin Rain - The Russian Wilds
    7. Black Prairie - A Tear In The Eye Is A Wound In The Heart
    6. Calexico - Algiers
    5. Dominique A - Vers Les Lueurs
    4. Mumford & Sons - Babel
    3. Chris Robinson Brotherhood - Big Moon Ritual
    2. Dark Dark Dark - Who Needs Who
    1. Jack White - Blunderbuss

    En gros, dans ce top, on retrouve pas mal de valeurs sûres (Jack White, Calexico, Gonzales, ouais, un peu facile…), deux retours en force (Dominique A et Mathieu Boogaerts, que j’ai repris plaisir à écouter en boucle) et quelques confirmations (Mumford & Sons, mais surtout Dark Dark Dark et Black Prairie, clairement mes deux groupes phares cette année). Je remarque surtout deux invités surprises, Chris Robinson Brotherhood et Howlin Rain, qui dénotent chez moi principalement un intérêt grandissant pour le Southern Rock.

    C’était vraiment très intéressant, non ?

    Ciccio

    • il y a 4 mois
    • 1 notes
    • #top 10
    • #top albums
    • #2012
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    • #Gonzales
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  • L’Experience Interdite: quand le Yéti écoute du Hip-hop

    A chaque fin d’année, c’est la même histoire, j’adore lire les tops de fin d’année de mes potes ou de la blogosphère et voir les disques que j’ai ratés.

    Pour 2012, aucun doute possible, je suis passé à coté de (visiblement) deux chefs d’œuvre : l’album de Frank Ocean et celui de Kendrick Lamar. Et comme par hasard, c’est dans la catégorie Hip-hop, genre musical que je connais très mal et que j’aime peu.

    Mais moi, le Yéti, je suis un homme de défi, je n’ai peur de rien (même de gober 10 flambys à la suite) donc je me suis lancé le challenge suivant :

    - Je vais écouter intégralement (et plusieurs fois) ces deux albums.
    - J’irai vérifier si les Américains sont toujours les meilleurs en rap en allant écoutant le dernier opus de Booba.

    Je rappelle pour ceux qui me connaissent peu, voire pas du tout, que je suis un enfant élevé à l’indie-pop, vouant un culte sans nom à Brian Wilson et que ma discothèque hip-hop se résume à trois disques : un Wu Tang Clan, un De la Soul et un Arrested Development. Bref, ce défi, c’est comme si on demandait à Dave de jouer les jurés dans une émission musicale à la TV… (quoi ? il l’est ?).



    Je commence par channel ORANGE de Frank Ocean.
    Bon le test commence mal : je me suis planté d’étiquette. Channel ORANGE est plutôt un disque de soul qu’un disque de hip-hop. Et quand je dis Soul, je pense notamment à Marvin Gaye. Mais une soul assez moderne, avec des pans entiers de cette merde d’autotune, des morceaux anodins ou interchangeables (surtout au début de l’album) et de vraies tueries que même un fan indécrottable de pop ne peut ignorer comme le génial Super Rich Kids, l’excellent Crack Rock ou le très très beau Bad Religion. Sur ces morceaux, l’indie kid que je suis apprécie avant tout la mélodie, les arrangements, et la voix de Frank, du velours.

    Au final, un album plutôt réussi à mes yeux, très agréable. Mais pas le choc intersidéral que j’escomptais.

    Je passe ensuite à Kendrick Lamar et son good kid, m.A.A.d city, sorti cette année. Ici, on est pleinement dans le hip-hop, mais un hip-hop assez ludique je trouve, voire même roublard car “Pitchforkien”. En effet on sent Kendrick soucieux de plaire un peu à tout le monde et notamment à moi, et pour cela il me sort un sample de Beach House sur Money Trees (oui, BEACH HOUSE !) et de Roy Ayers sur Good Kid. Et je ne fais pas ma mijaurée, j’adore ces deux morceaux.
    Pour le reste, là où Frank est assez concis, je trouve Kendrick plus bavard et les morceaux un peu trop longs. Du coup, ce disque est moins immédiat, plus exigeant. J’ai l’impression de rester parfois sur le carreau, même si les textes sont passionnants.

    Verdict : dans l’immédiat, ce sera Frank Ocean pour moi. Mais je sens que dans 3 mois, j’écouterai plus volontiers Kendrick Lamar, plus aventureux et réservant plus de surprises.



    Pour finir mon challenge, je jette une oreille au dernier disque de Booba, Futur, pour m’assurer que le rap US a toujours 10 longueurs d’avance sur le rap français.
    Bon… je n’ai pas pu aller très loin. Flow pourri, textes clichés, provoc à 1 franc, gros synthés tirés d’une série B d’épouvante, autotune à foison… Cet album est une souffrance pour moi.
    Je déclare le rap US vainqueur par KO dès le 2nd round.

    Et maintenant, fini de rire, je vais écouter ces versions de morceaux des Beach Boys et des Beatles au vibraphone et glockenspiel, ça a l’air dingue…

    Le Yéti

    • il y a 4 mois
    • #Frank Ocean
    • #Kendrick Lamar
    • #Booba
  • Le retour de Yo La Tengo

    2012 se termine à peine et je m’excite déjà sur 2013, et le nouvel album de Yo La Tengo, Fade, annoncé pour le mois de Janvier.

    Sur le site du groupe, on peut écouter un premier morceau, Before We Run, tout simplement magnifique. Vivement l’album !

    Le Yéti

    • il y a 5 mois
    • #Yo La Tengo
  • Scott Walker - Bish Bosch (Bang Pow !)

    Cette semaine, avec Ciccio, nous avons relevé un défi de taille : écouter le nouvel album de Scott Walker, Bish Bosch, qui sortira début décembre.

    Avant tout, je tiens à préciser que Ciccio et moi sommes des fans transis du Monsieur. Nous tenons les albums Scott 1, 2, 3, 4 pour des monuments intouchables, et je pense que la voix de Scott est tout simplement l’une des plus belles de l’histoire du Rock (devant Elvis et Franck).

    Maintenant, les fans de Scott savent que sa discographie est multiple. Dans les années 60, avec les Walker Brothers, c’est un Scott assez classique que nous aimons, où chaque chanson est arrangée avec moult cordes et cuivres. Certains titres restent des standards absolus comme Joanna ou Lights of Cincinnati.

    Avec sa Quadrilogie des Scott, de 1967 à 1969, Scott Walker se fait plus intimiste et le meilleur interprète de Jacques Brel en anglais. Les 4 albums sont indispensables.

     Et puis, Scott en a eu marre du carcan de la chanson et ses albums sont devenus de plus en plus expérimentaux. Les deux derniers albums en date, Tilt et the Drift, sont des albums difficiles, où la voix de Scott est méconnaissable, où chaque pièce part dans un sens pour revenir vers un autre. Mais il y avait toujours des fulgurances, des moments incroyables, comme sur Clara, long morceau de 12 minutes sur The Drift ou sur Manhattan, sur Tilt, cousin de Moondog.

    Alors ce Bish Bosch ? Et bien c’est la suite logique de Tilt ou The Drift, mais en encore plus radical. Disque éprouvant, clivant, avec des drones rugueux, et puis l’impossible SDSS1416+13B (Zercon, A Flagpole Sitter), étiré sur 21 longues minutes.

    Il y a bien Epizootics! assez dingue dans son genre, qui mérite vraiment le détour et me tarabuste encore et encore aujourd’hui. Pour le reste, cet album est destiné à des oreilles averties, ou à Scott lui-même. Bish Bosch, disque égoïste que seul Scott Walker peut écouter ? Je ne suis pas loin de le penser.

    Je vous laisse juge avec le trailer:


    Le Yéti

    • il y a 5 mois
    • #Scott Walker
    • #Moondog
    • #The Walker Brothers
  • Fantasio en Vacances avec MC

    Provocation ultime : Fantasio a parlé de Johnny Vacances dans le dernier post (qui était aussi son premier sur ce nouveau sous-marin). Pire encore, il y a associé mon nom (enfin mon pseudo, ma famille est encore un peu protégée de cette infamie).

    Si c’est la guerre qu’il cherche, il va l’avoir : je vais commencer par dézinguer son pote Chedid, et ensuite j’expliquerai pourquoi il est impossible pour moi de parler de monsieur Vacances sans avoir envie de casser le premier objet qui me tombe sous la main (exception faite de mon iPod classic 160 Go acheté il y a 5 ans, qui, même s’il est souvent le premier objet qui me tombe sous la main, est aussi l’objet le plus important et irremplaçable de toute ma vie).

    M, donc, pour commencer. J’ai beaucoup écouté ses deux premiers albums (je l’ai même vu en concert dans une mini salle de banlieue entre les deux) et, sans être fan du personnage inventé pour la scène, je trouvais que tout cela formait un bon équilibre, entre maîtrise de son instrument et de la technologie qui va avec (en témoigne son utilisation très à propos des boucles sur scène notamment) et la force mélodique qui m’est indispensable pour apprécier l’oeuvre d’un artiste.

    Or, depuis quelques années (le troisième album, donc) le déséquilibre s’est fait, comme c’est souvent le cas pour l’instrumentaliste devenu chanteur, en faveur de l’instrument. Sur les quelques morceaux que j’ai pu écouter depuis quelques années, j’ai donc noté un jeu de guitare impressionnant, des effets à tout va, des idées dans tous les sens, mais pas une mélodie à se mettre sous la dent.

    Donc peu m’importe que Johnny Vacances se fasse écrire des morceaux par lui, et ce pour deux raisons. La première vient d’être largement évoquée, et la seconde arrive à présent.

    Je nourris une haine sans borne, depuis que je suis en âge de nourrir des haines, c’est à dire assez tôt, pour le phénomène Johnny. Attention, l’homme m’importe peu. Il est plutôt sympathique au demeurant, et m’a même fait rire dans le film Jean-Philippe. Mais le fait qu’il soit impossible d’entendre quoi que ce soit de négatif sur lui m’insupporte. Je précise que je ne parle pas uniquement des médias, bien qu’ils soient les premiers visés. Même dans mon entourage, il y a toujours quelqu’un pour dire (attention, phrase typique et stéréotypée à propos de Johnny à suivre) “ouais, nan, moi j’aime pas, mais quand même, faut reconnaître, quel talent, et quel carrière. Et puis Que je t’aime, elle est carrément bien cette chanson !”.

    Non. Désolé mais non.

    Johnny n’a pas de talent (tout juste une voix, et encore, il paraît qu’il est doublé sur scène), aucun goût musical (ni vestimentaire), une carrière aussi longue (et donc aussi chiante) qu’une année de pluie ininterrompue sans Internet, sans route, sans maisons aux alentours, sans personne, avec juste un peu de bouffe pour survivre et surtout avec l’impossibilité de mettre fin à ses jours.

    Que Je T’aime, c’est de la merde, comme à peu près tout ce qu’il a fait, enfin je veux dire comme tout ce qu’on lui a écrit, puisqu’il est infoutu de faire ne serait-ce que semblant de jouer de la gratte correctement.

    Pour ne pas finir sur une note légèrement amère, je propose de parler d’un autre Mathieu, ancien compagnon d’armes de Chedid, le fabuleux, le grandissime, le génial Boogaerts. Son dernier album ravit mes oreilles en ce moment, je le recommande donc chaudement !

    Ciccio

    • il y a 5 mois
    • #Johnny Halliday
    • #Mathieu Chedid
    • #Mathieu Boogaerts
  • De Biolay à M en passant par Johnny

    Quand le Yéti me parle de Benjamin Biolay, il a du nez : son dernier album est dans ma playlist Spotify de novembre.

    Est-ce que ça veut dire que j’ai écouté Vengeance ?

    Oui.

    Est-ce que ça veut dire que j’ai aimé cet album ?


    Oui, un minimum, puisque je ne l’ai pas encore effacé de la playlist.

    Et puis l’album est synchronisé sur mon iPhone.


    Mais bon, le truc c’est que je m’arrête souvent au premier titre, tellement sympathique qu’il se suffit à lui même.

    Dans ma playlist Spotify, juste après l’album de Biolay, il y a celui de Mathieu Chedid, qui a droit à une page complète ans Télérama pour dire que quand-même-c’est-pas-terrible-ce-que-vous faites-monsieur-Chedid. 

    Moi, je ne vais pas forcément dire le contraire de Télérama, mais d’un autre côté j’ai écouté ce nouvel album bizarrement intitulé “îl”, et je ne sais pas ce qu’il y a de plus scandaleux que sur ses précédents disques.

    Et puis dans ma playlist il y a Mac Demarco (album 2) que je vais sans doute écouter deux fois plus que les deux frenchies ci-dessus.

    Et là je me demande si Ciccio a écouté le dernier M, et s’il préfère un album de Johnny Hallyday écrit par M ou par Miossec.

    Fantasio

    • il y a 5 mois
    • 1 notes
    • #M
    • #Miossec
    • #Benjamin Biolay
    • #Johnny Hallyday
  • Docteur House et Serge Biolay

    Quelqu’un aurait le numéro du Docteur House sur lui, s’il vous plait ? Je voudrais qu’il ausculte d’urgence Benjamin Biolay qui semble atteint de Gainsbourguite aigüe. Je voudrais que House nous dise si c’est dangereux et contagieux.

    Tout a commencé la semaine dernière lorsque j’ai vu Benjamin Biolay faire la promo de son nouvel album Vengeance à la TV.
    Je ne pouvais plus quitter des yeux le visage de Benji : sa métamorphose physique en Serge Gainsbourg était presque accomplie, c’était magnifique.

    Cette semaine encore, j’ai pu le revoir sur France 2, et le résultat était encore mieux, le mimétisme parfait !
    Mon camarade Ciccio qui s’amusait jadis à recenser les ressemblances physiques entre certaines personnes a du être estomaqué par la performance.


    Bien sur, ce n’est pas une surprise, Benji est un vrai caméléon. Nous l’avons vu ressembler successivement à Benicio Del Torro, puis Nick Cave, pour finalement terminer sa mue en Serge Gainsbourg.

    Je dois cependant avouer le préférer en Nick Cave qu’en Serge Gainsbourg. Car désormais, j’ai peur de voir le visage de Benji ravagé par les clopes et l’alcool, comme Gainsbourg sur la fin de sa vie. Déjà qu’en interview, Benji ne prend plus le temps d’articuler (comme Serge), j’ai peur qu’il ne soit trop tard… Faut vraiment que House l’ausculte.

    En revanche, concernant Vengeance, je n’ai pas encore eu le temps d’écouter la chose et ne sais donc pas si la métamorphose est totale, pas que physique mais aussi musicale.
    Peut être que Fantasio pourra nous en dire plus prochainement ?

    Le Yéti

    • il y a 6 mois
    • #Benjamin Biolay
    • #Serge Gainsbourg
    • #Nick Cave
    • #Docteur House
© 2012–2013 Le Sous-Marin Jaune
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